Vendredi 8 février 2008

Une histoire d'amour.

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par Benjamin publié dans : textes/nouvelles
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Lundi 4 février 2008

Les oiseaux chantent encore dans le ciel,

Ils sont joyeux et le déclarent.

Je suis fatigué et je pose ma pelle,

Il fait nuit, il est tard...

Mes yeux me piquent mais je ne peux me coucher,

Une main dépasse encore, je dois me dépêcher.

Ca y est ! Le cadavre est enfin recouvert,

Dans peu de temps il sera bouffé par les vers...

 

[refrain "La chanson du fossoyeur" - Georges Gargam - 1964]

par Benjamin publié dans : textes/nouvelles
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Mardi 18 décembre 2007

Cela va bientôt faire deux heures que je suis ici… Deux heures passée à feuilleter les Paris-Match de 1955 avec cette fine odeur de transpiration émanant des aisselles de mon voisin qui me titille les narines…

Je regarde autours de moi. Le vieux là-haut, ça fait une heure qu’il ne bouge plus… Il est peut-être mort… Ce serait un comble !

J’ai bien envie de claquer le gamin… Il n’a pas cessé de hurler depuis que je suis arrivé… Quelle perte de temps !

Ah ! J’entend du bruit… Oui, quelqu'un marche… Il a terminé. Le voilà…

« Suivant ! »

Enfin ! Après tant d’attente le moment est enfin venu. Je me lève d’un bond, la larme à l’œil.

« Eh ! C’est à moi d’abord ! » m’interpelle mon voisin de chaise.

Et merde.

par Jacky publié dans : textes/nouvelles
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Samedi 1 décembre 2007

K donne son billet au chauffeur de taxi et aide Caroline, sa femme, à sortir du véhicule car il ne veut pas brusquer la frêle créature qui vit dans ses entrailles. Cela fait si longtemps qu’ils veulent un enfant. K est heureux et ne cesse de sourire à tous les passants. Ceux-ci ne le regardent pas, fonçant tête baissée tels des taureaux costumés, leur attaché-case se balançant à leur côté.

Caroline est anxieuse. Elle sait que le plus difficile est devant eux, à quelques mètres, sous la forme d’un grand bâtiment blanc dans lequel ils ont rendez-vous pour de passer le dernier test.

K entraîne sa femme derrière lui. Le hall est blanc également, tout comme les blouses des personnes qui travaillent ici. Caroline s’assoit et K fait les cent pas, jetant de vifs coup d’œil à la grande horloge accrochée au mur de pierre. K relit nerveusement sa lettre de convocation. C‘est pour bientôt.

A 17 heure 37 exactement des talons aiguilles claquent sur le sol carrelé et résonnent dans le hall désormais vide. Une infirmière se présente devant nos deux amis et s’adresse à Caroline.

« Veuillez me suivre madame, dit-elle d’une voix monocorde et robotique. »

K intervient.

« Je ne peux pas venir ?

- Non, répond-elle seulement avant d’entraîner Caroline dans un long couloir verdâtre. »

K reste là, avec pour seule compagnie son stresse qui grandit en lui. Soixante minutes plus tard un médecin à barbichette vient chercher K pour le conduire dans une pièce où sa femme l’attend. Lorsqu’il entre elle lui sourit. L’homme en blouse prend alors la parole.

« Votre enfant est un garçon. Il apprendra à marcher à 3 ans, ce qui est largement au dessus de la moyenne permise. Il sera sujet à des crises de schizophrénie. De plus, il ne sortira avec une fille qu’à l’âge de 24 ans. Sa névrose le poussera à commettre deux crimes. Le premier sur sa petite amie et le deuxième deux ans plus tard sur un passant. Il sera retrouvé après 1 ans de cavale et sera condamné à mort à 28 ans. Vous comprenez qu’il ne correspond pas aux normes mises en place par le nouveau gouvernement et nous devons faire passer madame dans la salle 24B.

- NON ! Hurle alors K. »

Mais le médecin a déjà sortit la seringue de sédatif.

par Jacky publié dans : textes/nouvelles
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Samedi 24 novembre 2007

Ma femme a disparu.

Avant-hier soir je rentre chez moi après une dure journée de labeur pour retrouver le confort du domicile familiale. J’entre et trouve le salon vide. Ma femme n’est plus là. Sur le coup je pense qu’elle est parti faire du shopping avec ses amies. Mais elle serait rentrée le soir. J’inspecte les lieus et je vois qu’il n’y a aucune trace d’effraction.

Je vous le dit, c’est un coup des extra-terrestres. Ils en parlaient encore l’autre soir dans le poste.

Je continue mes investigations et je découvre que toutes les affaires de ma femme ont disparues des armoires. Même si cela prouve que les extra-terrestres n’ont pas comme but de la tuer je suis très inquiet.

Je lance donc un appel aux autorités pour qu’ils mettent en place un dispositif anti-alien et pour retrouver ma femme. Ma femme avec qui je partageais tout… Je me souviens de mes retours à la maison. Elle accourait dans son tablier qu’elle n’avait pas quitté de la journée (je me charge de ramener le capital elle me doit quand même de s’occuper des taches ménagères) et m’accueillait comme une femme se doit d’accueillir son mari. Le dimanche nous sortions. J’allais au bar Montalent et elle allait au cinéma avec Jacques, le voisin, qui semble lui aussi avoir été enlevé par les martiens…

Je demande donc à ceux qui me lisent d’êtres vigilant pour qu’au contraire de moi, ils n’attendent pas quelques nouvelles de leur chère et tendre, vainement, seuls dans le lit qui paraît maintenant trop grand.

Saloperies d’aliens.

par Jacky publié dans : textes/nouvelles
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